Michèle R.

 

 

Ecrivain poète née en 1957 mariée 2 enfants

 

Webmaster d’un site de poésies depuis août 2000

 

Décrit la vie, ses expériences et ses ressentis

mène un combat pour la reconnaissance de la fibromyalgie.

 

La bataille des mots pour vaincre les maux

Sa plume file par le biais du clavier

tel que le lever du jour la composition de ses textes

volent sur Les sites de poésie de différents pays francophone

 

Editée dans le recueil belge AN+

 

Sur Internet

vous laisse tout le plaisir de retrouver l’espoir des mots sur son site

des textes plein de sérénité vous emmène dans son pays

là où chaque sentiment a encore sa place,

 son importance et sa reconnaissance.

 

.

La petite fée d’Internet vous emporte dans son pays

pour vous ressourcer dans le flot de ses textes.

 

Il suffi d’un mot pour faire naître un poème

 

Son site

http://www.ifrance.com/poesies2001/

 

Son livre d’Or

 

 

Extrait de ses derniers écrits

 

 

 

 

Soif d’amour

 

Tout au fond de moi, je le sens, j’ai soif d’amour

Je sors doucement avec joie, de mon immense tour

Je découvre cette soif inexpliquée vitale, sans fin

Mais je suis aussi ce puits réel, où rien n’est vain.

 

L’amour vrai, en moi est cette source intarissable

Je veux me désaltérer enfin, de cette soif insatiable

Je plonge dans l’eau, je m’y abreuve simplement

Je fais partie de cette eau et du puits en même temps.

 

Je me fonds à l’intérieur de ces bulles si douces, pures

Je sens mon corps, mon cœur, mon âme qui s’épurent

Je me transforme, me donne et reçois mille fois en retour

Je me délivre avec allégresse, de cette quête d’amour.

 

La vie reste la même, elle a pris un autre chemin

Je la sens battre vraiment, au creux de mes deux mains

Je peux m’épancher librement, je veux croquer dans la vie

Avec une infinie tendresse, je redécouvre celle que je suis.

 

Je réalise que ce que je cherchais, était inscrit en moi

Il suffisait que je réapprenne à vivre, cela sans émoi

Cette tendresse nouvelle, cachée pendant tant d’années

Revit en moi, je peux vivre en toute simplicité.

 

Michèle R.

19/10/2001

 

m.roellinger@evhr.net

http://www.ifrance.com/poesies2001/

 

Le coeur a ses raisons

que la raison n'a pas. 

 

 

N’abandonne pas

 

Quelques années seulement nous séparent

Mais cette maladie invisible nous accapare

Je te tends la main, chassant ton désespoir

Effaçant cet immense interminable cafard.

 

Tu te sens usée, minée, traquée à chaque instant

Tu en oublies par révolte aussi, ta vie d’avant

Tu croules sous le poids de tous tes tourments

Laisse-toi bercer par les mots vrais, simplement.

 

Ton corps meurtri hurle en ce jour ta douleur

Tes yeux n’en peuvent plus de tes pauvres pleurs

Mais je t’en prie, retire-toi dans ton petit cœur

Souviens-toi, au fond de toi, de ton enfant bonheur.

 

Cette petite fille écrasée par toute cette vie

Laisse-là revenir, elle te tiendra compagnie

Je te promets, je le sais que ta vie n’est pas finie

Sèche tes lourdes larmes, regarde-toi et sourie.

 

L’amour est autour de toi depuis tant d’années

Pour lui, je suis sûre, tu n’as certes, pas changé

Laisse ton âme si belle, si pure, si douce t’éclairer

Ton esprit va au fil des heures bien vite, se calmer.

 

Tourne la page noircie, de ta grande souffrance

Repense juste, un peu à ton unique existence

En toi, en ta vie, en l’amour reprends confiance

Sans oublier, pour ceux qui t’aiment, ton importance.

 

Un jour nouveau s’est pointé, avec une touche de rire

Essaie un tout petit peu, tu verras, tu pourras sourire

Tu as traversé un long moment, dans un pauvre soupir

Je t’en prie, pour toi, pour les tiens retrouve ton inspire.

 

Michèle R.

18/10/2001

 

 

La femme amoureuse

 

Devant son miroir, elle se regarde tranquillement

Ses yeux se lèvent déjà vers son nouveau firmament

Sa main si douce, passe sur sa peau blanche lentement

Elle contemple sans peur, ses premiers cheveux blancs.

 

Elle a découvert au fond d’elle, un secret qu’elle connaissait

Qu’elle étouffait avec ses mots, mais qu’en fait, elle espérait

Elle ose se regarder avec un regard  doux, qui lui convenait

Elle vient de comprendre avec joie, que pour toujours, elle renaît.

 

Son cœur chante un hymne si tendre, elle est amoureuse

Elle se sent si étrangement belle d’amour, si bienheureuse

D’un coup de baguette magique, elle qui se sentait gueuse

Devient la plus belle des princesses, simplement merveilleuse.

 

Délicatement, elle brosse ses cheveux dans un geste d’amour

Elle teinte sa peau si jolie, qui devient semblable au velours

Elle peint sa bouche d’une touche de rouge et d’un contour

Elle habille  son corps d’un autre style, elle le croyait si lourd.

 

Elle change sa manière de se voir, de penser et de bouger

Elle a compris, l’amoureuse sa nouvelle et réelle beauté

Elle n‘a plus besoin de rêver, elle accepte de se laisser aimer

Le reste de sa vie, elle aimera et elle se fera tendrement cajoler.

 

20/10/2001

 

 

Une note d’amour

 

Tout au fond de moi, joue une note de musique

Comment la définir, sans être trop critique?

A elle seule, elle ressemble à un long sanglot

Qui s’amplifie vite, pour me coller à la peau.

 

Mon être entier est pris dans ce tourbillon

Qui, n’est certes pas cette petite illusion

Cette note, un moment devient hurlement

Qui se fond juste, dans le souffle du vent !

 

Je cherche à l’apaiser avec des souvenirs

Mais à mes pieds, ils sont venus mourir

L’amour est-il vraiment encore possible?

Je venais de comprendre la vie impossible.

 

La lutte entre moi et moi est donc présente

Où est partie cette joie connue, abondante?

J’ai été meurtri à jamais, par la vie même

Où sont partis tous mes petits, je t’aime.

 

Le silence entre dans mon corps, sans nul bruit

Me rappelant ainsi que la vie n’est pas finie

L’amour qui revient, ma belle note de musique

Sera pour moi, ce vouloir d’aimer sans réplique.

 

Michèle R.

11/10/2001

 

 

 

Partir pour revenir

 

Qu’il est triste le temps venu, de se dire adieu !

D’en oublier même, combien le ciel est bleu

C’est comme un foyer où se consume un feu

En essuyant simplement délicatement ses yeux.

 

Se retrouver seule avec sa pauvre détresse

Ne plus espérer une main, qui soit caresse

Plus un mot souvent mal dit, sans délicatesse

Pour ne plus osé quémander cette tendresse.

 

Ne rien préparer en soi, pour ce pauvre départ

Sentir en fait, son regard devenir vite hagard

Ne plus pouvoir se battre, contre son cafard

Tout en attendant que vienne le soir, trop tard.

 

Vouloir partir, mettre la clé sous le paillasson

Et d’un coup, alors qu’il n’y a aucune raison

Se rappeler la couleur si belle de l’horizon

Se rattraper et vouloir Vivre avec passion.

 

Revenir, allégée et retrouver en soi la vie

Celle qui est là présente, comme une amie

Oser se dire qu’il y a bien quelques ami(es)

Qui m’accueilleront simplement, telle que je suis.

 

Michèle R.

12/10/2001

 

 

 

 

Comme un cri !

 

Le combat se fait de plus en plus intense

Je ne sais que trop, que c’est moi qui pense

Mais je ressens au fond ce vide immense

Que rien en fait, en ce moment ne compense.

 

Le froid entre en moi, mon corps se glace

Est-ce donc vraiment moi, qui perd déjà la face?

Je ne veux  y croire, mes idées me dépassent

Il me semble me noyer dans une grande masse.

 

Mon regard se fige, j’en oublie de penser

Pire encore, je sens mon corps  tétanisé

Que puis-je encore de cet instant espérer?

La douleur si forte vient me submerger.

 

Tel un éclair, la vie réelle me transperce

Une intense et vitale chaleur me traverse

Deux bras invisibles doucement me bercent

L’angoisse m’a labourée telle une herse.

 

Un cri ultime sort de ma pauvre poitrine

L‘air froid entre d’un coup dans mes narines

Cela ressemble au cri primal devenu un hymne

De cette vie, qui grâce à l’amour vrai m’anime.

 

Je m’apaise, la peur existentielle m’abandonne

Mes pauvres idées, simplement je me pardonne

Dans mon cœur retrouvé, à nouveau raisonne

Cette vie bafouée qui pourtant me passionne.

 

Michèle R.

15/10/2001

 

 

 

 

L’écrivain

 

Assise dans son grand fauteuil de cuir noir

En face d’elle, est suspendu un grand miroir

Qui reflète son visage empreint de désespoir !

Elle essaie de sourire pour cacher son cafard.

 

Ses cheveux mi-longs tombent sur ses épaules

Parfois  une main douce, en passant la frôle

Sous le bureau, c’est un  petit chat qui miaule

Quelques pas furtifs se font entendre sur le sol.

 

L’inspiration est là, ranime déjà le beau visage

La main de l’écrivain gribouille sur les pages

Elle se sent devenir libre, de toutes ses cages

Seuls les mots comptent, elle est sur un rivage.

 

Le temps n’est plus, elle écrit ses rêves les plus fous

Elle veut vivre des moments extrêmement doux

Elle découvre enfin, elle sent des mains dans son cou

La tendresse recherchée, la submerge tout  à coup.

 

Sa force est décuplée, les mots très vite s’alignent

Sa beauté réapparaît, transformant vite sa mine

Pour un peu, elle aurait l’air d’une petite gamine

Les souvenirs d’autrefois, doucement se terminent.

 

Quelque chose se passe en elle, la rendant réelle

Cette ombre si merveilleuse repasse près d’elle

Les mots écrits avec amour, deviennent déjà éternels

Enfin cela ressemble étrangement à une aquarelle.

 

Michèle R.

17/10/2001

 

 

J’ai soif de tes mots

 

Je voudrais m’élancer dans l’océan de tes mots

Mais serais-tu là, pour me les dire tout haut?

Planteras-tu en souriant un immense panneau?

Courbera t-il comme un très vieux  roseau?

 

J’attends tes grands mots, j’ai faim de les lire

C’est après toi, que mon petit cœur soupire

Ne comprends-tu point que je puisse souffrir?

Que je pense à me laisser d’amour mourir?

 

Je suis sur la presqu’île de mon grand amour

Combien de fois en ai-je déjà seule, fait le tour

J’aurai aimé comme autrefois, attendre ton retour

Mais je sais que pour moi, ton cœur se fait sourd.

 

Il aurait suffi de ta part, d’un geste de tendresse

Tes mots auraient été doux comme une caresse

Mais ils ont disparaître dans une vieille caisse

En fait, je ne veux plus de mots qui blessent.

 

A jamais je retire les mots de cet espoir

Et quand enfin revient l‘immense  noir

Je sombre avec délice, dans le grand désespoir

De ces mots, qu’un jour, j’ai pu  juste, croire.

 

Michèle R.

10/10/2001

 

 

Tu aurais pu

 

Pour le temps qu’il me reste, je t’en prie : aime-moi

J’ai si froid, dans ce monde, prends-moi dans tes bras

Regarde-moi, parle-moi d’amour avec des mots à toi

Laisse-moi lire sur tes lèvres, ce que tu oublieras.

 

Le monde actuel n’est plus fait pour le grand amour

Pourtant il suffirait de peu de choses pour son retour

En fermant mes yeux, j’entends mon cœur trop sourd

Pourquoi chaque jour est-il devenu si dur, si lourd?

 

Ma main devenue orpheline glisse dans le vide de la vie

Je sais bien combien toi, simplement tu espères, tu vis

Tu n’as pas vu, que lentement, à l’intérieur je me détruis

Que fièrement devant toi, je souris, tu n’as rien compris.

 

Mes yeux se posent sur toi, je ne te reconnais déjà plus

Ai-je un jour pu te décevoir, en mettant mon être à nu

Tes regards vides me disent, celle que je suis devenue

Combien en toi ai-je rêvé, imaginé, peut-être vécue.

 

J’ai quémandé ton amour comme une mendiante

J’aurai su t’éblouir vraiment, me faire très aimante

La vie omniprésente, reste ma compagne constante

Il reste la douceur des souvenirs, qui est enivrante.

 

Ton amour pour moi, s’en est allé, tombé dans l’oubli

Certes, je ne suis pas le plus grand de tous tes soucis

Je ramasse délicatement, cette pluie de larmes finie

J’entre dans mon monde à moi, sans toi, où je vis.

 

Michèle R.

10/10/2001

 

 

 

 

A  jamais tes yeux se poseront

 

 La lueur de la chandelle rend ton visage

 D’une rare beauté réelle, mais sans âge

Avec mes doigts je suis tous les sillages

Qui de cette vie passée, en est le gage.

 

Le temps n’a pas écrit le livre de la vie

Et pourtant au fond de toi, tu me souries

Je sais que les rêves fous tu les nourris

De cet amour sans fin, tu t’es juste épris.

 

A jamais, tu as posé les yeux sur cet amour

Qui pour toi, en ton âme pure durera toujours

Tu as étouffé le bruit incontrôlable et sourd

Ce que tu avais caché en toi, dans ta jolie tour.

 

Tes mains brûlantes, sont les douces messagères

De cet amour nouveau, dont tu ne peux t’extraire

Tu as fini par construire un gigantesque repère

Même si certains sentiments encore te lacèrent.

 

Ta bouche murmure le prénom tendrement évoqué

Plus souvent, avec espoir, ces temps-ci murmurés

Sur ton unique amour tes beaux yeux, tu as posé

Preuve incontestable de cet amour qui est né.

 

Michèle R.      06/10/2001              

 

 

Les jours heureux

 

Mon passé s’éloigne sur la pointe des pieds

Je l’entends avec joie doucement me quitter

Je sais, personne n’a besoin de m’expliquer

Qu’une page ancienne est entrain de tourner.

 

Ce long passé que je ne renie en aucun cas

S’échappe du plus profond de tout mon moi

J’aime cette vie que je prends à bout de bras

Des fois, je pense qu’elle ne veut pas de moi.

 

Les souvenirs heureux reviennent danser

A aucun moment, ils ne viennent me hanter

Le temps réel devient bien moins compliqué

Car j’apprends encore en ce jour, à accepter.

 

Les fous rires qui résonnent dans mes oreilles

Evoquent des souvenirs que je dirais sans pareil

Je me souviens de certains visages à l’éveil

Maintenant, c’est moi qui m’émerveille.

 

Je regarde devant moi, sans nul problème

Je suis entourée, de ceux qui m’aiment

La vie ne ressemble pas à un pauvre thème

Non car pour moi, elle est le plus beau poème.

 

Michèle R.

27/09/2001

 

 

21/03/2001