La pêche aux carpes printanières

Dans nos régions où les hivers ne sont pas trop rudes, les carpes peuvent garder une activité alimentaire, qui réduite, devra être accrue dès les premiers beaux jours afin de compenser les pertes hivernales et préparer la future reproduction.

De ce fait, les surfaces bien exposées constitueront les meilleurs pôles d’attraction. Le nombre de prises compensera le poids de celles-ci (1 à 4 kg).

Choisissez un endroit bien dégagé, sans obstacles immergés et si possible bien amorcé.

-          -          le maïs doux, cuit et sucré, est à la fois une amorce et un appât idéal. Ne le cuisez pas trop… la compote ne sert à rien !

-          -          les petits pois, peu cuits et à gros grains (2 pour camoufler un hameçon de 6) sont également à privilégier,

-          -          l’asticot et le ver de terreau constituent les esches animales les plus appréciées en ce début de saison.

La canne à utiliser est celle de la pêche à l’anglaise : 3,60m à 4,20m où de la pêche à la plombée : environ 3m.

Le bas de ligne, d’une longueur de 0,80m à 1,20m sera en 18 à 22/100, avec hameçon n°6.

A son amont, un émerillon et du nylon 20 ou 24/100  aboutissant  à un moulinet  muni  d’une bobine de garde d’un diamètre permettant au fil de se dérouler très rapidement : le départ de la carpe est fulgurant et, si le dévidage ne suit pas…c’est la casse inévitable !

En début de saison les touches peuvent se produire à n’importe quel moment de la journée, principalement pour les carpeaux. Si vous rechercher la grosse pièce, il vous faudra sans doute attendre le soir.

Alors…patience !

La brème en avril

Bien que novembre se prête également à la pêche de ce poisson blanc, Avril en est le mois de prédilection, surtout dans les canaux.

Bordelière, aux flancs clairs et au dos noir ou brème dorée (ou carpé), on la pêchera loin du bord ; même si l’eau y est peu profonde, car, à cette distance, elle se sent plus en confiance et de ce fait, mord plus franchement.

L’amorçage (à 1m de la distance de pêche), compacte pour maintenir fouillis et/ou asticots devra rester légère pour se poser en douceur sur le fond.

Les esches, quand à eux, seront à choisir parmi les vers de vase, de terreau et les asticots ; la mie de pain et le blé sont également de bons appâts. Leur panachage fait miracle!

La ligne pourra être, surtout si les fonds sont propres, de 7 à 8/100°. L’empile ne sera nécessaire qu’en présence d’obstacles ou de gros poissons : carpes par exemple.

Les flotteurs courts et trapus sont les plus utilisés, sauf si le vent est très faible et le courant inexistant.

L’hameçon, selon le montage, sera du 18 à 22 (flotteur court) ou du 16 à 20 (flotteur long).

La brème est capricieuse ; sachez composer selon son humeur !

La pêche.

Ne voulant pas prétendre apprendre ou donner des conseils aux férus de ce sport,nous n’avons qu’un seul objectif :

apporter un peu de lumière quant aux activités

possibles chaque mois ; ainsi, pour février :

la pêche du gardon en canal.

Les canaux demeurent les eaux privilégiées pour la pêche hivernale et,sauf si les gelées sont excessives, de belles fritures de gardons y sont fréquentes.

-      La pêche au gardon se pratique à proximité du fond :

-         -          L’amorçage représente une part importante du succès de la pêche, car en cette période la nourriture est rare et les poissons ont du mal à en trouver ; c’est pourquoi ils répondront très vite à un amorçage judicieux.

L’amorce, collante devra cependant se désagréger rapidement une fois sur le fond.

-         -          Des esches variés peuvent être utilisées : asticots blancs ou rouges,

pâtes en tube (naturelles ou artificielles), mais le ver de vase reste l’appât le plus prisé et le plus utilisé.

-         -          Les cannes à employer auront de 4 à 6m de long ; la ligne se montant de préférence avec un bas de ligne (0,06 à 0,08mm)

sur un corps un peu supérieur (0,08 à 0,10mm).

Ne pas oublier l’épuisette : une surprise est toujours possible

(brême ou tanche en maraude…)

Bonne pêche !

La pêche à la truite.

En cette période, la pêche à la truite, au vairon, demeure des plus agréables dans la mesure où l’état des eaux y est particulièrement propice.

Pour des eaux troubles ou même boueuses le ver de terre, en tant qu’appât est le mieux adapté ; pour des eaux claires et basses, en raison du temps froid et des gelées matinales, ce même ver fera également l’affaire.

Par contre, par temps doux et bruineux – les eaux étant légèrement teintées – le vairon sera l’appât le plus approprié.

Si les poissons congelés ou en conserve peuvent être utilisés, il est de loin préférable d’employer des vifs que l’on aura préalablement capturés, soit à l’hameçon, soit, mieux encore à la carafe…

La pêche peut se pratiquer aussi de l’amont vers l’aval que de l’aval vers l’amont ; l’essentiel est d’être discret afin de ne pas provoquer de fuites en chaîne.

Une canne à lancer de 1,80m à 2,10m est à privilégier ; un moulinet à tambour fixe avec 100m de nylon fluo de 0,16 ou 0,18mm en sera le complément.

La monture sera choisie par le pêcheur selon sa préférence : monture casquée, Drahkovitch, Nagio ou godille ; ce sera selon !

Une petite pince sera souvent nécessaire pour décrocher le poisson.

Quant à l’épuisette, si elle n’est pas indispensable, elle rendra bien service ; surtout si elle est pliante.

Préparez vos amandes…pour une truite aux amandes. Bien sûr !

                           

Le brochet en juin

En cette période, certainement la plus favorable de l’année, la pêche du brochet se pratique le plus souvent à poste fixe, à la ligne flottante, le vif maintenu entre deux eaux par un flotteur approprié ; attention cependant à la tendance qu’à la ligne à revenir près du bord.

 

L’amorçage sera pratiqué à la graine mélangée de farines, fouillis et asticots. Le succulent carnassier qu’est le brochet sera irrémédiablement attiré et n’aura qu’à ouvrir la gueule pour se ravitailler.

La canne, d’une longueur de 5 à 7m devra être solide et rigide ; la ligne tendue à l’aplomb du scion.

Le moulinet est indispensable après le ferrage ; il sera équipé d’une centaine de mètres de fil nylon de 30 à 40/100°, voir même de 50/100° .

A son extrémité, 80cm de bas de ligne fixé à un émerillon à 3 positions (paternoster) et monté d’un lest de 30 à 60g, selon la taille du vif. Sur l’anneau central s’adaptera la racine d’acier d’environ 40cm,pour une force moyenne de 7kg et terminée par un hameçon simple de 2 ou 0, ou un hameçon triple de 4 à 2.

Le vif, piqué sur le dos, sera descendu délicatement à l’endroit désiré, sans besoin de relancer. Un petit chevesne, gardon,ablette, brêmette ou même perchette fera l’affaire.

Il n’y a plus qu’à attendre la touche qui, contrairement  à la défense de la prise, n’est jamais spectaculaire…

A vos poissonnières !…